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Chers adhérents, Chers amis,
Nous voici déjà à l’automne. La rentrée s’est faite pour les petits comme pour les grands, et chacun, qu’il soit actif ou retraité, a repris son occupation, ses activités, lorsqu‘elles avaient été interrompues par le temps des vacances.
Il en va évidemment de même pour notre association. Il nous faut reprendre notre action, nos campagnes, nos relations avec vous et avec tous nos correspondants. C’est probablement vrai en ce qui concerne la recherche scientifique proprement dite. Mais ça n’est pas tout à fait exact en ce qui concerne notre association.
En effet, du fait du Covid, nous avons constaté la diminution du recrutement d’adhérents nouveaux ; nous avons donc décidé de relancer nos contacts avec des groupes chirurgicaux et médicaux avec qui nous avons largement collaboré dans le passé. C’est en particulier le cas avec l’équipe de l’Hôpital Marie Lannelongue. Ce très important centre a en effet bénéficié de l’activité de notre association pendant plus de deux décennies et près de vingt bourses de recherche ont été attribuées à de jeunes chercheurs de cette institution, y compris à deux d’entre eux qui y sont devenus, depuis, chefs de service.
Heureusement, d’autres unités de chirurgie cardio-vasculaire et thoracique continuent de soutenir l’action de l’ADETEC. Et nous leur en sommes particulièrement reconnaissants. Je pense évidemment au service de chirurgie thoracique et Cardio-vasculaire de l’Hôpital Pontchaillou à Rennes et à toute son équipe, dirigée par le Professeur Jean-Philippe Verhoye.
Par une coïncidence heureuse, alors que l’ADETEC a fêté son cinquantenaire il y a un an, la chirurgie cardio-vasculaire à Rennes a fêté le sien cette année. Les célébrations officielles y furent nombreuses et joyeuses. Parmi elles, le département de Chirurgie Thoracique et Cardio-vasculaire a publié un livre de grande qualité, célébrant toute son équipe passée et présente, et a eu l’élégance de consacrer plus d’une page de cet ouvrage à l’action de notre association et à son soutien financier aux jeunes chercheurs et doctorants de cette institution. Nous en sommes très flattés et leur restons très reconnaissants.
A contrario, et malheureusement, d’autres équipes médico-chirurgicales avec qui l’ADETEC a collaboré pendant plusieurs années, ont, pour des raisons d’organisation, mis un terme à cette collaboration souvent fructueuse. Ces évènements ont évidemment été pour notre activité un handicap certain, pour ne pas dire quelquefois néfastes.
C’est probablement la loi du genre, ce qui nous oblige à explorer de nouvelles voies de recrutement, à visiter d’autres centres, à contacter d’autres collègues, à convaincre les uns et les autres que l’action de l’ADETEC, même modeste, peut être d’une aide incontestable dans la démarche professionnelle et formatrice de jeunes doctorants.
C’est à quoi, nous tenterons, cette année encore, de nous atteler tant que la motivation nous guidera et que nos forces nous le permettront.
Docteur Jean BACHET, Président
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L’imagerie par résonance magnétique (IRM) est une modalité d’imagerie médicale permettant d’obtenir des images bi et tri-dimensionnelles de l’intérieur du corps d’un patient de manière totalement non-invasive. Le principe physique de l’IRM repose sur la magnétisation des tissus du corps, émettant ainsi un signal électromagnétique mesurable puis transformé en image.
Cette technique est largement utilisée en médecine humaine pour le diagnostic et le suivi des patients atteints de maladies cardiaques ou vasculaires. Depuis une quinzaine d’années, cette technique a connu des progrès majeurs suite au développement des technologies informatiques et d’intelligences artificielles toujours plus performantes.
L’IRM de flux 4D (4D flow) a fait son apparition dans le monde de l’IRM cardiovasculaire et apporte, pour la première fois, des informations sur les flux sanguins dans le cœur et les vaisseaux dans les trois dimensions de l'espace au cours des mouvements cardiaques, permettant ainsi d’éclairer le radiologue, le cardiologue et le chirurgien sur la nature des flux sanguins.
Cette approche permet non seulement d’apporter des informations capitales sur l’état du fonctionnement du cœur et des vaisseaux sanguins mais également sur ses anomalies et les manières d’y remédier. C’est dans ce contexte que des instituts de recherche bénéficieraient grandement de cette technologie dans le développement de nouveaux médicaments ou dispositifs médicaux comme les valves cardiaques artificielles (prothèses).
Notre laboratoire est un centre dans lequel viennent beaucoup de groupes de recherche biomédicaux français et internationaux pour développer et valider des dispositifs de traitement des maladies cardiaques et vasculaires. Nous avons une longue expérience de la cardiologie interventionnelle et de la chirurgie cardiaque pratiquées sur des gros animaux, principalement porcs et brebis. Notre ambition est de mettre au point l’IRM 4D Flow sur des gros animaux.
A l’heure actuelle, nous avons la chance de pouvoir mener ce projet en collaboration avec le Dr Jean-François Paul, médecin radiologue de l’Institut Mutualiste Montsouris à Paris, considéré comme un des leaders d’opinion et un des meilleurs spécialistes de cette technologie. La collaboration IMM Recherche / IMM permettra ainsi d’apporter tout le savoir-faire très avancé de son équipe à la validation de l’IRM 4D Flow sur un modèle gros animal.
L’enjeu est d’importance et de deux ordres. Premièrement, tous les dispositifs cardiovasculaires pourraient être étudiés et comparés entre eux, l’objectif étant d’améliorer le comportement du flux sanguin à travers ces prothèses afin notamment de prolonger la durée de vie de ces dispositifs. Deuxièmement, il permettrait de valider de nombreuses séquences différentes de cette technique IRM et donc d’optimiser les examens au service de la médecine humaine.
A ce jour, un total de 6 porcs et 2 brebis sains ont bénéficié d’une IRM cardiaque standard et 4D flow. Ces différentes sessions ont permis d’améliorer considérablement le protocole anesthésique, la préparation de l’animal en vue de l’examen IRM de valider les séquences d’IRM standard, complémentaires à la séquence 4D flow pour évaluer la fonction cardiaque et mieux comprendre la nature des flux sanguins intracardiaques.
La séquence 4D flow reste pour le moment à améliorer, notamment en raison de la différence d’anatomie thoracique et cardiaque entre l’humain et les animaux, mais également face à des défis techniques liés à la machine d’IRM et au post-traitement des données d’imagerie issues des acquisitions.
Grâce au travail des différentes équipes, nous espérons valider cette séquence d’ici la fin de l’année 2022 et pouvoir ensuite réaliser des examens sur des animaux implantés avec un dispositif cardiaque.
Docteur Nicolas BORENSTEIN
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Une nouvelle approche diagnostique de l'endocardite infectieuse : le microscope électronique à balayage.
N. El Gueddari, JP Baudouin, G Habib, L. Jau-Camoin ; Laboratoire d'infectiomogie IHU Méditerranée, Marseille.